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Le Palace

 

Un espace de recherche où la création est le résultat de la rencontre entre l’intuition, l’art et le monde. 

 

Si j’étais chargé de bâtir un Palace… Et si j’en avais le choix, savez-vous ce que je ferais ?

Je voudrais que dans cet espace vide tout existe à l’inverse. 

Il y aurait un lieu commun, un projet, fait de tous les lieux particuliers. Il n’y aurait d’autre miroir que l’identité de l’Autre. On n’entendrait pas parler de l‘instant. La conversation remplacerait la dialectique et la rencontre serait une réciprocité. 

Le passé, le présent le futur, des temps qui coexistent. Pas de linéarité. 

Le choix de la polyphonie une quête de la résolution parfaite des diversités, insuffisantes à elles-mêmes dans leur seule spécificité. 

Dans chaque mur on construirait une porte. Les textes littéraires, la musique, le sens, y frapperaient pour entrer dans les volcans sociaux. Leur mémoire se créoliserait alors des plus-values des conditions et des vécus. 

Le paradoxe et la lumière née de la révolte éclaireraient le récit et feraient apparaitre une porte future aux yeux qui l’écoutent.

Il ne restera plus qu’à l’ouvrir.

 

Références : 

La Tempête, W. Shakespeare.

Michel Foucault, la société de la discipline

Edouard Glissant, le Tout-Monde

Action

A l’opéra : Par la réécriture de matériaux musicaux historiques travaillant principalement à adapter la dramaturgie et la place du spectateur pour l’engager dans le récit par des résonances contemporaines.

 

  • La réécriture de la vie d’Elizabeth Ier au regard de la thérapie transgénérationnelle avec Bastarda, d’après Donizetti, prévu en 2023 au Théâtre Royal de la Monnaie

  • Une étude des troubles du sommeil à l’APHP, pour Macbeth de Verdi, créé en 2016 pour La Monnaie et le Teatr Wielki de Poznan.

 

Le Paradoxe

 

Faire dialoguer ceux qui n’auraient sans doute jamais été amenés à se rencontrer.

 

 

La tension qui anime le Palace est celle de l’apparent paradoxe de la création artistique de niveau international et la gratuité du geste culturel dans des contextes d’insertion et de thérapie. 

 

Agir ce paradoxe consiste à réunir en un projet théâtral et musical des artistes et des ensembles d’excellence, une ou des œuvres d’art et les valeurs ajoutées du passage par les lieux fondamentaux de la société et par ceux qui les vivent : l’hôpital, l’école, la prison, l’âge, et les exclusions. 

 

Il s’agit avant tout d’avancer en chercheur : le projet théâtral suit une intuition, un postulat, puis, butineur et pollinisateur, dirige alors les uns et les autres vers des champs inconnus, récolte et, par la juxtaposition des éléments, se transforme et devient création. 

 

Une création à laquelle ni la logique ni la morale ne peuvent s’appliquer puisqu’elle n’est qu’une réponse à ce que le monde nous dit. 

 

Références : 

Gilles Deleuze, L’Anti-Oedipe.

Byung-Chul Han, La Société de la fatigue

Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent

Action

En théâtre musical : 

 

  • WATCH 2024, triptyque d’écriture mixtes, généré par des ateliers d’écritures à l’hôpital, l’école, la prison, le Samu Social, l’Ehpad et le théâtre, dans le but d’établir par l’expérience un état des lieux et une projection des établissements fondamentaux de la société.

 

WATCH – VOYAGES DIVERS (livre 1) fut créé en 2019-20 avec l’Orchestre de chambre de Paris à la MC93, interprété par les détenus du Centre Pénitentiaire de Meaux.

 

  • Son aboutissement résiderait en des rencontres sur ces questions en parallèle des Jeux Olympiques de Paris 2024, réunissant des spécialistes internationaux, au regard de la présentation du triptyque.

 

Répliques

 

Lorsque l’écoute du non-dit permet enfin de répondre au monde. 

 

Les formes artistiques créées par Paradox Palace sont une réplique, une réponse sociétale et théâtrale : 

 

  • Au présentisme et à l’urgence qui renient ou muséifient le passé et tentent de faire de l’innovation le palliatif d’un futur qui parait impossible et anxiogène. 

  • A l’isolement par le même, tant des algorithmes immaîtrisables, des miroirs permanents des panoptiques virtuels, que du confort de l’entre-soi des élites comme des exclus. 

  • Au refus de l’opacité et à l’obligation du vrai, du direct, de l’information, du contenu à tout prix. Pour lui opposer le conte, le récit et la forme.

  • A la violence, tant des certitudes, des jugements des extrêmes, que de la paix totalitaire des puissants par l’uniformité.

  • A la tentation d’une culture qui ne saurait qu’accueillir en noblesse ou rendre visite en colonial, mais ne saurait pas rejoindre le lieu commun, ne risquerait pas l’affrontement.

 

 

Confrontations

 

La tension est une énergie positive, dès lors qu’elle trouve son expression.

 

Se confronter et confronter l’idée artistique à la société est une façon d’être engagé.

Confronter des œuvres à des écritures extérieures à l’art rend l’héritage du passé éminemment contemporain. 

Confronter des artistes aux conditions les plus extrêmes et en faire les témoins et les passeurs peut déplacer la démarche artistique pure et les enjeux individuels et politiques.  

Confronter les spécificités à la création les unit dans un projet et renverse le paradigme de l’action culturelle en considérant les conditions en plus-value. 

Action

- En formation : 

par la mise en place de workshops destinés aux professionnels ou aux amateurs afin de leur permettre de mettre en récit leur condition ou leur projet.

 

- e-workshop du Concours de Genève en 2020

 

- Atelier « chanteur et caméra », Haute école de Musique, Genève, en 2021

 

- En édition : par la création de supports alternatifs au spectacle pour générer un rhizome autour du théâtre et générer un brassage de publics. 

 

- En projet : la réalisation d’un livre disque avec l’illustrateur Jean Lecointre sur  de Jacques Offenbach, avec le Palazetto Bru Zane.

 

metteur en scène