THE FANTASTICKS

Mise en scène                                                             OLIVIER FREDJ


Scénographie et costumes                                       MALIKA CHAUVEAU

Lumières                                                                     VALENTIN BODIER

Images                                                                        MATHIEU MAURICE 

Chorégraphies                                                           ANOUK VIALE 

 

Projet de mise en scène  

The Fantastick est une équipe de personnes incroyables : Malika Chauveau, Anouk Viale, Mathieu Maurice et Valentin Bodier. Avec moi, ils acceptent de relevé le défi. Les 5 fantastiques.

 

The Fantasticks est une comédie musicale unique. Sa longévité, mais surtout sa forme. 

« Tout ce que nous aimions au théâtre, nous l’avons mis dans The Fantasticks » Tom Jones.

 

C’est un énorme mélange de genre, fait avec les moyens du bord. Poor theatre, theatre du Globe, Strehler, toutes les influences de l’extrême théâtralité s’invitent dans The Fantasticks. 

 

Un mélange de références musicales aussi : Bernstein bien sur, Rodgers et Hammerstein, ou en danse l’influence de Jerome Robbins, ou de Ziegfeld Follies.

 

Une unicité de par la multiplicité : L’écriture musicale pour Harpe et Piano, couleur inédite pour le musical.

 

Le monter aujourd’hui suppose d’utiliser ces influences et d’ajouter aux références celles qui nous sont contemporaines : références au cinéma, aux jeux vidéos, aux réseaux sociaux, à la publicité…

Et d’adapter les « moyens du bord » de l’époque pour créer un poor theatre d’aujourd’hui : bien sur une scène, quelques accessoires propres au théâtre, mais aussi l’image, la vidéo, le texte écrit, le hashtag, l’IPhone, font notre poor theatre contemporain. 

 

La pièce, légère et drôle est sans cesse sur le fil. On se moque de ces amoureux passionnés et aventureux, mais on s’émeut de leurs sentiments, on est touché par la vérité de leur excessivité.  Il fallait pour cela réussir à rendre la force théâtrale,  la poésie du sentiment et la féérie du musical de leur passion. 

 

Trois niveaux de lectures se sont imposés qui coexisteront dans nos Fantasticks version Marigny : 

 

  • le théâtre dans le théâtre : tout créer avec rien. Le rôle du muet, écrit dans l’oeuvre, sera le théâtre lui-même, non seulement en interprétant le mur et d’autres éléments du décor, mais aussi en générant les différents espaces avec les éléments à disposition, et en leur donnant une identité par le son. Comme une pièce radiophonique, le muet-bruiteur nous fera voyager dans l’espace et le temps, dans le jardin, la tempête, les embouteillages de la ville. Par un micro et deux ou trois trucages. Il nous offrira la magie d’enfance de voir apparaitre les choses devant soi.

 

  • Une première phrase clé du spectacle nous a amené à un élément central dans la scénographie : « without a hurt the heart is hollow ». La fragilité de la jeunesse, la nécessité d’avoir vécu certaines blessures, la soif d’aventure qui amène aux échecs. Cette page blanche de nos deux adolescents qu’ils vont devori écrire, déchirer, froisser, jeter, réécrire. Cela nous a inspiré une scénographie en papier, fragile et poétique mais aussi drôle par toutes les déclinaisons qu’on peut en faire. Un oiseau passe dans le jardin ? origami. Happy Ending de l’acte I ? Une banderole de célébration. A la fois pauvre et magique lorsqu’elle est travaillée avec précision, le papier nous offre aussi une métaphore : laisser nos héros littéralement faire « les boulettes » de leur jeunesse. Un danger s’énonce à l’idée d’un « tout en papier » : le risque de la kermesse de fin d’année. Il se compense par un cast de haut niveau, une qualité musicale irréprochable, un jeu sincère dans une théâtralité excessive. Et par la vidéo :

 

  • le troisième élément clé de cette production vient de ce mur, qui sépare les deux jardins de nos héros. « You must aways leave the wall » est la conclusion du spectacle. Oui, pour que e désir, l’amour, la passion, l’imagination, le théâtre, soit toujours le moteur de nos vies, même après notre jeunesse passionnée, il faut toujours laissé le mur. Le mur de l’interdit, du fantasme, de la mise en scène de notre vie. Nous avons voulu rendre cela par la vidéo. Tous les rêves et fantasmes des personnages, ce qu’ils imaginent, ressentent, sera exprimé par la vidéo.  Le mur « Facebook » de leurs rêves va s’animer et nous offrir le décor fantastiques des scènes surréalistes, et la surprise, le Wow effect nécessaire à la comédie musicale.

04 Try to RememberArtist Name
00:00 / 02:06
15 Soon It's Gonna RainArtist Name
00:00 / 04:40

© 2017 Olivier Fredj